Merci à nos élus !
Les élus communistes peuvent être fiers de leur bilan.
Les trois élus communistes à la mairie de Libourne et à la CALI ont sans interruption été des partenaires loyaux et investis dans la coalition de gauche qui gère la ville depuis maintenant six mandats. Ils ont porté et mené, dans le cadre des majorités d’union, des politiques et des projets importants, notamment dans le sport, la sécurité, la santé mutualiste et la vie quotidienne. Nous considérons que le bilan de ce travail est très positif. Il a donné à Libourne et à la CALI des points d’appui pour leur quotidien et leur avenir : la gratuité des transports, l’accès facile pour tous au sport et à la culture, la lutte contre le mal logement, la modernisation de la ville sont pour les communistes libournais des exemples de politiques à poursuivre ; le bilan de la municipalité est de ce point de vue là particulièrement conséquent et nous sommes fiers de la part que les élus communistes y ont prise depuis près de quarante ans.

Les prochaines élections, une vraie rupture.
Cependant ces élus ont décidé de ne pas repartir pour un nouveau mandat. La raison n’en est sûrement pas un désaveu de la politique menée par la municipalité de gauche à laquelle ils ont participé.
Par ailleurs, pour les prochaines municipales, nous avons décidé de ne rejoindre ni la liste dite « transpartisane » (?) présentée par le maire sortant personnel ni celle de la France Insoumise malgré les propositions qui nous en ont été faites, ni de présenter de liste particulière. Nous ne rajouterons pas de la division à la division et nous estimons que les conditions ne sont pas remplies pour une participation à des listes déjà constituées sans aucune concertation. En conséquence de quoi, pour la première fois depuis 43 ans, il n’y aura pas d’élu communiste à la mairie de Libourne. Nous le regrettons, vu le travail effectué au cours de tous ces mandats, mais le rôle du Parti Communiste ne se résume pas à avoir des sièges et à appeler à voter pour une liste et une stratégie politique déterminées par d’autres : ce serait faire injure au travail effectué par nos sortants. Nous souhaitons être respectés et non traités comme une force d’appoint. Il n’est plus possible de se contenter d’accords « à la va-vite », de se laisser happer par les échéances ou se réfugier dans des postures de division ou d’isolement. Quant à un positionnement par rapport aux « extrêmes » justifiant une ouverture vers une droite soi-disant modérée, non merci ! Face à un Rassemblement National adoubé par la droite et la classe au pouvoir, seule réponse : une gauche unie sans exclusive ni exclusion autour de ses valeurs de progrès et de solidarité.
Le mandat qui s’ouvre s’effectuera dans des conditions politiques, budgétaires et sociales difficiles.
L’austérité qui frappe les familles et les collectivités territoriales, la remise en cause des services publics obligeront à des priorités budgétaires claires. Pour notre part nous sommes attachés à conserver Libourne comme une ville populaire, accessible à tous, et notamment aux familles des travailleurs dont les revenus sont comprimés par la crise capitaliste et dont le pouvoir d’achat est dévoré par l’inflation. Cela passe pour une politique encore plus ambitieuse pour contenir la hausse du prix des logements. Il faut construire davantage de logements publics modernes et accessibles.
Ce sont ces perspectives que nous soutiendrons. Nous le ferons en nous consacrant à notre présence dans les quartiers, sur les lieux de travail, dans les actions collectives et la vie quotidienne. Nous nous exprimerons aussi sur les questions cruciales liées aux services publics sur le territoire : l’avenir de l’hôpital, l’amélioration des conditions d’éducation et le maintien de la collecte en porte à porte des déchets, ainsi que sur l’avenir de notre industrie et de notre agriculture.
La section Rives de Dordogne du Parti Communiste Français.